Les Tribulations Colorées d'une Fille dans Sa Vie

Un temps de réflexion

Je me sens froidement rattrapée par ce que j'avais sagement mis de côté.
Chacun a conscience que certains sujets sont délicats à aborder et demandent souvent du temps avant de pouvoir les affronter

J'avoue que je ne dispose pas de ce temps, tout simplement parce que je n'en veux pas.
Je veux avancer dans mon chemin de vie et de pensée et faire fi de toutes les barrières.
Par conséquent, pour moi, le temps est une simple donnée, nécessairement mise de côté.
Le temps est secondaire, oui, aussi étonnant que cela puisse vous paraitre.
Tout vient à point, indépendamment de notre volonté.

Je me dis que mon propos doit vous sembler totalement décousu, sorti d'un esprit enfiévré par l'imaginaire
Rassurez-vous, tout va bien.
Enfin, presque.


Je suis juste... calmement inquiète.
Mais pas une inquiétude de surface qui pointe lorsque survient un impodérable.
Non, une inquiétude qui engage mon processus de réflexion, mon évolution personnelle sans m'affoler pour autant.
Elle happe certes quelques unes de mes certitudes et préjugés et me cause des désagréments, des larmes, des prises de consciences.
Mais aussi tant de bonheur de me sentir forte, sereine et vivante une fois que j'ai résolu le noeud!

Le regard que je porte aujourd'hui sur ma famille m'a libéré de son étouffante emprise, mais je me rends compte également à quel point je reste fragile malgré tout.
Un sujet précisément me met à mal ces derniers temps.
Je construis petit à petit ma vie avec la dérangeante sensation de ne plus appartenir à ma famille mais de ne pas avoir tout à fait créer la mienne.
D'être entre un électron libre sans savoir quel bord trancher.
D'avoir perdu ma place et d'être obligée d'en fabriquer une sur mesure.
Mon coeur est pris entre 2 univers
Ma famille dont je connaissais les règles et les membres sur le bout des doigts... qui ne me manque finalement pas plus que ça
Mon cocon amoureux dont j'apprends chaque jour à tisser le Nous à 2... et dans lequel j'oscille, émerveillée, entre toutes les facettes de l'amour.

C'est difficile d'évoluer. Mettre le doigt sur ce qui dérange, affronter les mécanismes qui nous brident... tout cela demande bien plus d'efforts qu'il n'est parfois possible d'en donner.
Pourtant, j'ai conscieusement avancé, docilement accepté de passer au crible tout mon être, patiemment subis les désagréments des changements.


Mais là, je crains, je redoute, je me hérisse.
Chaque nouvelle étape entraine une renforcement de mes fondements internes.
Je les enrichis, certes, mais toute la structure doit alors s'adapter à nouveau aux élements intégrés.
C'est très dur, pesant pour mon esprit et pour mon corps.
D'être toujours en mouvements, constamment en effervescence.
Mon mental est éternellement sollicité, j'ai toujours 10, 20, 30 arrières pensées à la seconde, qui travaillent sans relache, nuit et jour.
Parfois, j'aspire à du silence.
Je m'y suis résignée, j'accepte d'être aussi anormalement vive.


Mais depuis peu, je me suis rendue compte que cela fragilisait mon couple, atteignait de plein fouet les gens qui m'aiment, les plongeait dans un abyme de tristesse de me voir me débattre seule dans les méandres des coulisses de mon esprit.
Je n'y peux rien, à part leur demander patience et compréhension.
Je sais à quel point la vie avec moi est parfois ardue; je me doute que me cotoyer fatigue les esprits


Je regarde mon entourage et les inconnus  et oui, c'est vrai, il arrive que je sois excédée par ce que je qualifie de lenteur d'esprit, comparé au mien.
C'est vrai, je me laisse emporter par mon étonnement de voir autour de moi ils avancent si peu, comprennent si peu
Je vous confie même, honteuse, le dédain que j'ai ressenti face à tous, que je considèrais comme esprits simples.


Je me suis modérée, j'ai cessé d'utiliser mes radars pour entrer dans la tête de l'autre, j'ai arrêter de sonder leur esprit et arrêter de violer ainsi leur pensée les plus intimes.
C'est ce que j'apprends chaque jour, agrandir ma bulle sans géner celle des autres.
Et malheureusement, lorsque je me sens tendue, je me hérisse, lance des pointes agressives, véritable défouloir personnel inconscient. Tout le monde en souffre.

J'observe souvent mon Amoureuse et je ressens aussi à quel point elle est dépassée par mes pensées et mes réflexions. Fière de moi, également, mais perdue aussi. Néanmoins, elle commence à me cerner, petit peu par petit peu. Au bout de presque 3 ans...
(soupire)

J'ai un rendez-vous important à 10H30.
En lien avec tout ces écrits.

Alea Jacta Est

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Un peu d'humour, que Diable!

oeil maquillé(s'insurge haut et fort)
Regardez un peu ce que je reçois comme bêtises pendant que je travaille!
(ton pincé et mécontent)
Si ce n'est pas scandaleux, tout de même!


Me distraire de façon aussi rigolote lamentable de mon dur labeur
(vérifie que sa chef a bien entendu)
(regarde à droite)
(regarde à gauche)
(danger écarté)

(ton de la confidence)
Bon, sans rire.
Ceci est votre horoscope 2008.
Il vous livre tout ce qui va vour arriver cette année (ton mystérieux)
Je suis entrée dans la peau de Madame Irma et voilà le résultat!
(tente de ne pas rire)

Ok.
(éclate de rire)
C'est une énorme vacherie - chargée en humoir noir vitriolé - mais j'ai bien ris - justement pour ça!

NDL: suceptibles et superstitieux s'absentir!
(éclate de rire satanique)

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Maman et mes frères, acte 12 345

(baille aux corneilles)
(se bloque la machoire en position ouverte à 90°)
(jure grossièrement dans sa barbe)
(se rend observée)
(jette un oeil)
(s'aperçoit qu'un parterre d'yeux la regarde)
(se remet droite et se tient coite)
(sourit d'excuse)
(se racle la gorge)
(prend la bonne pose)

Ma famille?
Je viens de vous la résumer!
Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, non?
...
Bon ok.

C'est pas totalement vrai.
J'ai des nouvelles (sourire en coin)
Et pas des moindres!      

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Un caprice à la Carole

Mon Amoureuse m'a soufflée trés fort dans les oreilles
Mais alors très TRES fort dedans
D'ailleurs, le Mistral gagnant y souffle encore, c'est pour dire!

J'm'suis fait taper.
Pourquoi?
Tss! Vous osez demander?
Vous avez lu le billet d'avant, non?
Vous n'auriez pas tapé votre moitié, vous?
Bin mon Amoureuse aussi.

Pourtant, je l'avais prévenu... de ne pas lire mon blog cette semaine. (mauvaise foie élevée en plein air)
C'est peut être ça qui l'a poussée à yieuter dans mes messages portabiliques du téléphone
Quoiqu'il en soit, le Silence de la Plaine de Balthazr Balzan - vive Odette Toulemonde - s'est abattue sur moi.

J'ai pris sacrément cher et pas comme Max Boublil!

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