La vie de famille ça se fait toute seule
Une brume et un brouillard - je ne sais pas différencier l'un de l'autre, c'est comme la droite et la gauche : aucune idée ou qu'ça peut bien être ! ;) - s'est abattue sur ma ville.
Dans le train, je contemplais, songeuse, les halots qui se déplaçaient.
8 mois.
Mine de rien, ça me trotte dans la tête.
8 mois, c'est énorme.
Et c'est peu en même temps
NDL : pour moi, en tout cas, c'est énorme. Ce sont mes premiers 8 mois de relations stables. Je tiens à le préciser pour ceux qui ricanent, en fond là bas ! SI j'vous vois! Tsss! Pfff!
Dire que certains en sont à 3 ans, 4 ou même 7 !
Je n'ose même pas penser à ceux - comme mes parents - qui en sont à 24 ans de vie commune.
Et comble du comble, ils sont mariés, eux !
Je commence à toucher du doigt ce que ça représente comme engagement.
Un truc qui fait fuir. (ton dramatique)
(le monde m'est tombé sur la figure)
(vous voit rire)
Non mais quoi ? C'est vrai !
Moi, ça m'fait peur
(entend vos gloussements)
(vous boude une minute)
Edit de début de billet: accrochez-vous, il est long et profond! ^^
Edit de blog encore: hier j'ai vu le nouveau épisode de la saison 5 de The L Word ^^ Je suis contente!! Mon Amoureuse l'a pas encore vue, elle a rien compris à l'anglais ^^ Héhé! Et dire que c'est MOI qui doit lui traduire SA série préférée ^^ (rire démoniaque)
Se réveiller tous les jours avec la même personne, vivre quotidiennement avec la même, lui jurer vos grands dieux en croisant les doigts que vous l'aimez...
Au-delà de ça, s'engager avec une, signifie se désengager des autres. Si autres il y a, bien sur.
Dans mon cas, c'est simple, y'a que mon Amoureuse.
Et les admirateurs qui voudraient prendre sa place.
NDL : déjà une c'est dur alors j'imagine même pas les collectionner. Les relations. Je parle des relations. Tsss comme vous avez mauvais esprit ! 
Rien de méchant, en somme
(se racle la gorge pour cacher son début de fou-rire)
(regarde derrière, au cas ou)
(rigole)
Mais je sais (ton dramatique) - ils me le disent suffisamment - que le jour ou je reviens dans le droit chemin - c'est ou ça encore, le « DROIT chemin » ?! Je leur en pose des colles géographiques MOI ! Non mais j'vous jure, ces MECS ^^ - ils seront tout à fait disposés à me ravir.
Le cœur et l'esprit.
NDL : j'espère que vous avez compris mon jeu de mot avec les 2 sens du mot « ravir » - sinon je serai grave vexée.
Pour ceux qui n'auraient honteusement rien compris à mon humour d'intellectuelle mal réveillée, 1) je vous splique, 2) je vous boude : « ravir quelqu'un » c'est lui plaire, et « ravir le cœur de quelqu'un » c'est lui voler son cœur.
Pas au sens « découper le thorax et arracher le muscle cardiaque pour le bouffer », non, mais au sens ou la personne tombe amoureuse de vous.
Ça va mieux ? ^^
NDL 2 : mon Amoureuse n'est pas tout à fait d'accord sur l'idée du retour dans ce chemin-là. En fait, elle serait - comme qui dirait - totalement dans la bouderie lorsque je parle à mon meilleur ami. Et qu'il me parle aussi. (médite un instant) Je crois bien qu'elle hait les mâles qui naviguent autour de moi, qu'ils soient collègues ou amis.
(rigole)
Bon, continuons
Mon Amoureuse a du nez.
Si.
Elle me connait.
Elle sait que derrière chacun de mes mots, de mes mimiques, de mes phrases se cache une raison bien particulière de parler.
J'ai une sale mentalité au fond.
Non, vraiment : j'ai pas l'air comme ça, mais en fait, je suis terrible.
Si.
Dramatique même !
En général, je fais en sorte que personne ne découvre mes plans macabres et obscurs.
J'aime bien que MES pensées SECRETES le restent, si vous voyez ce que je veux dire.
Je ne dis rien pour rien.
Et c'est fou ce que ça peut faire peur aux gens qui me connaissent!
Ils cherchent toujours la petite bête, c'est vexant à la longue !
Comme si d'entrée, fallait se méfier de moi (ton angélique, regard de pure innocence)
Comme si je cachais mon jeu de déesse démoniaque dans ma douce et belle apparence (voix doucereuse et profonde)
Non vraiment, vous n'avez rien à craindre de moi (regard de biche envoutant)
(vous hypnotise avec ses yeux sombres)
(vous sourit mystérieusement)
(rire maléfique MouAhAAhAhAhAhAhAhAhAhAhAhAh)
Tout ça pour dire qu'en ce moment, je me pose des questions
Et je lui pose des questions.
Des graves questions d'existences à 2
Sur nous, sur elle, sur notre avenir
Et ça la fait flipper
Elle croit que je doute de notre couple, que je suis en train de faire marche arrière et que je la prépare doucement - mais surement - sur la pente de la rupture
(voit que ses admirateurs se pourlèchent les babines)
Non, ne rêvez pas, je ne vais pas lâcher ma perle.
Je suis amoureuse du verbe « aimer à en crever »
Ce n'est pas la peine de baver, hein
(rigole devant leur mines déçues)
Non, en ce moment, je joue la carte de la transparence avec mon Amoureuse
Je veux des réponses et qui mieux que ma compagne peut m'en fournir, au travers de ses aspirations à elle, de son avis, de ses ressentis ?
Tout cela est venu par le fait que je n'ai aucune nouvelle des membres imminents de ma famille depuis 15 jours.
NDL : va falloir me pardonner, je vais faire un certain détour avant d'en venir là ou je veux en viendre ^^
(réfléchit 20 secondes)
Ah excusez-moi, j'ai fait une erreur
Autant pour moi
J'ai eu mon père au téléphone lundi.
Ça a donné ça :
- Salut papa, c'est moi. Comment tu vas?
- Mal (voix de martyre)
Là je me dis 2 choses, soit mon père nous refait des calculs et rebelote table d'opération - comme 2 ans auparavant en plein pendant Noël, ma mère aurait adoré être veuve pour le passage en 2006 ^^ - , soit quelqu'un est mort.
Là, le je dois dire pour ma défense que je pratique la libre-pensée.
C'est-à-dire que je laisse mes pensées aller et venir dans mon esprit sans les brimer ni les censurer.
(sent que vous imaginez le pire)
(voit que vous commencez à la connaitre)
(sourit malicieusement)
Mes pensées ont donc dérivées - joyeusement et innocemment - sur la personne probablement décédée.
Et là, j'avoue - piteusement - que j'ai espéré pensé qu'au choix, ce serait maman - zigouillée par ses collègues de bureau à coup d'arsenic dans son verre à cause de ses manières de petit chef despotique qui se prend pour la Reine du Pays Imaginaire - ou mamie - morte pendant son sommeil parce qu'elle aurait rêvé que je restais lesbienne toute ma vie.
Tic Tac Tic tac
Laquelle aura eu le bon goût de nous lâcher ?
Je décide - tout de même - de demander, on ne sait jamais, je pourrai être étonnée.
- Papa, qu'est ce qui se passe?
- J'ai la gastro
Je ne sais pas vous, mais moi j'étais blasée.
Je venais d'imaginer la révolution familiale et mon père m'annonce juste que la femme de ménage risque d'avoir plus de boulot que d'ordinaire.
J'avoue - piteusement là encore - que je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'éclater de rire.
Non, non, je n'ai pas été déçue que personne - de ma liste - ne soit mort.
Pourquoi dîtes-vous ça ? (se retient de ne pas pleurer de dépit)
- Papa, ce n'est pas grave, personne n'en meurt!
- Ca m'a pris à 4h du matin! Et ton frère - Bicou - aussi est malade
- Et maman?
Je tente, on ne sait jamais. J'attends toujours un retour sur ma lettre de folie.
Terrain miné, ma mère.
- Ça va, elle est au boulot.
Ah, ça c'est sur qu'elle ne peut pas être autre part quand son mari et son fils sont malades.
Ma mère déteste, hais, abhorre au possible les gens malades.
Pardon, je rectifie
Elle déteste, hais, abhorre que SA famille soit malade.
Les autres, ils peuvent l'être, elle s'en fout, elle n'a pas à les soigner
NDL : pour une ex-infirmière, c'est gros, hein ? ^^
Si elle pouvait, je crois qu'elle nous écharperait vivant
Elle hurle parce que là tout de suite, on ne trouve rien de mieux que d'avoir de la fièvre, de vomir ou de saigner.
On le fait exprès, si ! Pour la punir, on tombe malade !
On fait ça rien que pour l'embêter, c'est bien connu.
Je veux dire, j'ADOOOOORE vomir mes tripes, plafonner à 40° de fièvre et me dire « chouette alors, j'emmerde ma mère » ! (ironie et sarcasme)
Je pense bien - mais c'est qu'un avis personnel, hein - que la seule personne foutrement emmerdée, c'est le malade. Pas ma mère.
Mais non, ça, elle n'a pas saisis du tout.
Le syndrome de la paranoïa aigue, vous connaissez ?
Eh bien, ma mère aussi !
Elle vit avec, et nous, on vit avec ma mère.
(blasée, consternée)
Et que fait-elle quand nous sommes malades ?
Elle part et ne revient n'appelle jamais.
Donc forcément, mon père souffrant - qui est le pire malade que la terre ait connu, c'est vrai, un bobo au doigt et il nous rédige un testament - ma mère au loin.
CQFD
J'en reviens donc à mon récit initial.
Désolée pour ma digression familiale ^^
Je n'ai donc pas de nouvelle de ma famille
Si je n'appelle pas, ils ne m'appellent pas.
NDL : oui, oui, c'est ma famille. Je confirme... Enfin, c'est ce qui est écrit sur l'acte de naissance, hein. Mais autant c'est un faux. J'irai vérifier, on se sait jamais ^^
Mon Amoureuse a donc expliqué à ses parents que j'avais passés une très mauvaise semaine.
Le papa de mon Amoureuse a compris d'entrée pourquoi.
Pas seulement à cause de ma famille
Ce qui me mine, c'est le décalage entre MA famille et SA famille.
Il a très vite compris que pour moi, c'est extrêmement difficile de sentir l'amour, le respect et la tolérance, de voir combien tous les membres se soutiennent et œuvrent pour le bonheur de l'autre dans leur famille.
Puis ensuite de retourner dans la mienne ou règne un joyeux je-m'en-foutisme irrespectueux au possible
Pour faire simple, c'est comme de passer d'un hôtel de luxe à Dubaï et finir en prison en Indonésie.
Vous saisissez la chose ?
J'ai un profond respect pour le père de mon Amoureuse, c'est un homme de valeur et un père attentionné, à l'écoute des siens.
(soupire)
Un père que j'aurai adoré avoir, étant donné que le mien est le total opposé : sa fuite perpétuelle devant les joies - et surtout les peines - est un quasi-réflexe.
Le père de mon Amoureuse aurait ainsi statué sur mon sors lors d'une réunion de famille.
- Il est temps que Carole fonde sa propre famille
Avant toute chose, je tiens à dire que je n'attendais que cet accord parental là pour tomber enceinte. (sarcasme)
D'ailleurs, ça tombe bien, demain on me livre un bébé.
(sent la colère monter)
Non sérieusement, ça me flatte mais ça m'agace prodigieusement aussi.
Je suis et reste libre de décider quand je vais jouer à la baleine échouée !
Je n'ai besoin de l'avis ni des conseils de personne, y compris des gens que j'apprécie.
Ça m'appartient et je les merde.
(en colère totale)
Je me suis tapée mes parents 20 ans pour avoir l'autorisation de respirer
Je ne vais pas me taper une autorisation parentale autre pour enfanter à ma guise.
(ton lame de rasoir tranchant qui coupe tout)
(la colère retombe)
Ceci dit, la mère de mon Amoureuse n'est pas prête à devenir grand-mère ^^
Du moins, pas tant que sa Gatée n'a pas fini ses études!
NDL : Gatée, c'est le p'tit nom affectueux de mon Amoureuse. Si c'est-y pas trop chou, tout ça ! ^^
La mère de mon Amoureuse est une maman poule, qui protège, entoure et aime ses enfants au-delà de tout ce que j'ai pu voir.
(médite sur ce qu'elle vient de dire)
Moi, ma mère m'aurait foutu à la porte à 2 ans si elle avait pu
La sienne pourrait les garder jusqu'à leur 50 ans révolus que ça ne lui poserait aucun problème
(rigole)
(imagine la scène)
N'empêche, y' 2 trucs qui me turlupinent.
Primo c'est que les parents de mon Amoureuse me voient prête à enfanter
NDL : ça ferait hurler de rire ma - merveilleuse - mère qui claironne à tout va que je serai la pire maman au monde. Ce qui me console c'est que je serai toujours moins pire qu'elle, dans le même rôle. ^^
Deuxio c'est qu'ils me voient faire un enfant avec mon Amoureuse-leur-fille.
NDL : mais pas avant 2 ans hein ! Le temps de finir ses études. Allez, mettons 3 pour se lancer. Voilà, c'est pour dans 3 ans. C'est décidé. C'est par ou qu'on signe ?
(vous laisse méditer)
Ca me stresse sans me stresser.
Nous en sommes à 8 mois de relation
On vit ensemble certes,
Mais dans leur tête, nous sommes mariées,
Les enfants seront livrés demain
Et le 4x4 après-demain
J'imagine merveilleusement bien ma vie avec mon Amoureuse, à 3, avec notre chat - quel con ce chat ! ^^ - et de changer de maison, tout ça...
(choisit ses mots avec soin)
Mais construire sa propre famille, ça veut dire se lier à vie avec un être qui passera probablement les ¾ de son existence à faire scier ses parents
« T'as mal fait ça avec moi »
« Là, t'as merdé »
« Tu respectes pas ce que je suis »
« Je veux un scooter pour construire mon identité mais tu refuses que j'existe »
Genre le remake de la chanson de Mickael Youn « Parle à Ma Main ».
Sérieusement, ça me laisse pensive.
Je reste coite.
Un poil stupéfaite
Et un zeste sur mes gardes.
Vous en pensez quoi ?
Par Carole Audrey Victoria, Mardi 15 Janvier 2008 à 11:21 GMT+2 dans Mes amoureuses péripéthies (article, RSS)
)
alors va falloir que je savoure tout ca



