Mes aventures téléphoniesques
Haaan ne vous méprenez pas, je ne pratique pas de relation fusionnelle avec mon téléphone - hormi le tenir contre le lobe délicat de mon oreille.
NDL: En passant, j'en profite, je m'auto-congratule et me petit-complimente.
Comme je dis toujours, puisque personne ne le fait, il faut bien que quelqu'un d'autre le fasse. Et QUI est mieux placé que MOI pour me faire mes propres compliments?
Vous l'aurez compris, donc, je suis d'un raisonnement à toutes épreuves.
Attention les yeux, je suis parfaite.
Prenez-en de la graine, mes petits.
Ressentez toute la force de votre acte: vous êtes sur le blog d'une fille parfaite, absolue adorable, polie, merveilleuse... une vraie CREME qui ne tournera JAMAIS même au soleil
Que du bonheur! (extase dans la voie)
C'est la raison pour laquelle, chez moi, je ne décroche JAMAIS le téléphone qui sonne.
C'est une question d'éthique ^^
Vous avez du mal à saisir le lien entre mes qualités parfaites et cet appareil de communication?
Facile pourtant!
Il me fait perdre mon calme olympien.
Pour preuve, pas plus tard qu'hier soir, à 23H17 - notez la précision, j'étais au téléphone avec mon Amoureuse qui me racontait ces dé-boires londonniens ^^ - la sonnerie stridente que je HAIS retentit.
Moi, les appels en pleine nuit, je suis désolée si je me pète et me ré-pète mais ça rentre dans le cadre de l'urgence, de la catastrophe, de la mauvaise nouvelle.
Et puis accessoirement, ça réveille les endormis.
Pas bons de réveiller mon Bicounet.
Il a tendance à ne pas se controler quand il crie et tape les murs :s
Et puis, vous n'avez jamais remarqué comme ça résonne la nuit, tous ces bruits?
La machine à laver qui est de l'autre coté de la maison, on la sent fonctionner
Le vent qui mugit - j'adore ce mot, c'est comme funiculaire ^^ - on l'entend s'égosiller.
=> Non, mon brave, tu restes DEHORS et tu faiblis, merci.
Je décroche, le coeur en émoi.
J'adore cette expression: "être en émoi"
C'est comme "tomber en pamoison", j'adore aussi ^^
Oops, je divague
Je reviens à la ligne.
- Allo, je suis bien à la cabine téléphonique de Barriol?
(aprés une seconde d'intégration de l'objet de la demande, d'analyse de la voie, de la profondeur de la colère qui monte)
- Non connard!! Il est 23h15, y'a des gens qui dorment!! Retourne te coucher, abruti!!
VLAM (bruit du téléphone qui entre violemment contact avec son socle)
Incisif, net et précis.
Pas la peine de vous dire qu'il n'a pas daigné rappeler ^^
Au boulot, c'est la guerre des nerfs avec mon téléphone.
A longueur de journée, voilà ce que j'encaisse:
- Allo, bonjour, je voudrai le numéro des pompiers.
- Allo, je voudrai l'état civil
- Allo, je voudrai Mr Untel (inconnu au bataillon)
- Allo, je voudrai savoir si le parking ouest est ouvert
- Allo, je voudrai vous dire que là sur la route, à la droite de mon pied, il y a un nid de poule
=> Et alors, crétin, que veux tu que j'y fasse?
...
Et j'en passe.
Il faut savoir rester polie et courtois dans ce genre de situation.
J'en suis incapable, je perd mon calme au bout du 4ème appel.
Là, ma réponse frise en général l'ironie la plus tranchante
Etrangement, mon correspondant saisit vite que:
1) je suis pas de bonne humeur
2) je suis même une odieuse mégère
3) je me moque de lui
4) il s'est trompé de numéro
Moi pas conne, j'ai refilé le bébé à ma collègue.
Depuis son retour de vacances, c'est elle qui s'arrache les cheveux avec les demandes les plus farfelues ^^
Et moi qui ricane dans mon coin-coin 
Par Carole Audrey Victoria, Mercredi 5 Septembre 2007 à 10:46 GMT+2 dans Des trucs futiles (article, RSS)





